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Témoignage : Paris-Chantilly, La crème des balades sur l’avenue verte Paris-Londres

publié le : 17 septembre 2016.

L’association francilienne "Mieux se déplacer à Bicyclette" organisait cet été une balade d’une journée au départ de Paris avec pour destination Chantilly. Un témoignage intéressant.

Ce témoignage est tiré de la revue « Roue Libre » de septembre 2016 de l’Association amie d’Ile de France « Mieux se Déplacer à Bicyclette » (MDB). Nous le publions avec l’aimable autorisation de son auteur Yves Feiereisen. Il raconte une balade de Paris à Chantilly réalisée cet été en empruntant en grande partie l’Avenue Verte London Paris.

Un premier rendez-vous certes matinal devant la cathédrale Notre-Dame, 7h30, pour une balade annoncée à 100 km, comme une estimation. Mais la distance est évidemment à la carte, avec les nombreux points de passage du cortège, autant de départs possibles pour les participants sur le parcours. Et déjà une trentaine de participants.
Paris, Seine et Oise, comme les voies d’eau que l’on va suivre, ou comme les 3 anciens ou actuels départements traversés, Seine, Seine-et-Oise et Oise.

Nous suivons l’Avenue Verte Paris-Londres par Beauvais sur la plus grande partie de l’itinéraire. Cet itinéraire a fait l’objet d’un balisage certes perfectible, sauf sur la commune de Maisons-Laffitte, où la mairie s’est opposée à tout balisage.
Une description de l’Avenue Verte avec quelques commentaires est disponible sur le site de l’ AF3V (Association Française des Véloroutes et Voies Vertes), dont MDB est membre. .
Nous ne suivrons pas l’Avenue Verte, notamment
- dans Paris,
- entre Houillles-Carrières-sur-Seine et Sartrouville, où nous couperons la boucle de Montesson,
- entre Parmain-l’Isle-Adam et Persan-Beaumont,
- entre Lamorlaye et Chantilly.
Vous retrouverez l’itinéraire de l’Avenue Verte sur la carte collaborative http://opencyclemap.org/ où il figure sous les références AV.

Cette numérotation figure également sur la carte officielle des « véloroutes et voies vertes de France » (référence 924), éditée en partenariat entre l’AF3V et l’IGN (où l’AV devient AVLP, LP pour London Paris). Elle y porte également le numéro V32 sur la partie que nous suivrons (celle de la variante par Beauvais et la vallée de l’Oise ; la variante par Gisors et la vallée de l’Epte étant la V33).

Dans Paris : l’itinéraire officiel suit l’embryon de « réseau vert » qui avait été tracé vers le Nord, notamment par la rue St-Denis, la rue René Boulanger et la rue de Lancry. Nous ne le suivons pas et préférons le couloir bus des boulevards de Sébastopol et de Strasbourg, sans bus ou presque le dimanche à cette heure.
Nous suivons le canal de l’Ourcq. Nous comptions prendre le pont levant de la rue de Crimée. Il est affiché « pont ouvert » mais le pont est en position haute ! Cherchez l’erreur. Le pont de la rue de l’Ourcq est une alternative à cette coupure temporaire.

Premier rendez-vous à St-Denis, avec l’antenne de St-Denis. Petit point de sécurité, nous allons partager la route avec les voitures (habituel),mais aussi le tram, le temps de traverser l’Ile-St-Denis, l’occasion de rappeler qu’il vaut mieux traverser les rails perpendiculairement, sinon la trajectoire devient une courbe de décollage et d’atterrissage douloureux.

Des cyclistes nous rejoignent au RV de la nouvelle gare de Gennevilliers. Premier regroupement devant l’ancienne gare de Gennevilliers, qui a été préservé grâce à une reconversion (voir photo), nous squattons le parking même s’il est fermé.

Colombes, premier regroupement aux 2 extrémités du parc, successivement avec les groupes menés par les antennes de Colombes et de Vanves. Grâce à Didier, nous entrons par les grandes grilles du parc Lagravère exceptionnellement ouvertes, évitant quelques traversées de routes ainsi que les dispositifs innommables comme celui sur la photo. Ils sont dissuasifs pour le passage des vélos, en particulier quand ils sont nombreux ou chargés de sacoches, et sont tellement sûrs qu’ils peuvent priver le cycliste de quelques cheveux s’il ne baisse pas.

Nous passons sur le pont de Bezons. Le groupe de l’antenne de Bezons nous rejoint.
Rendez-vous à Houilles : un autre groupe d’une dizaine de participants nous attend devant la gare.
Conflans est le dernier RV avant le pique-nique : ici, c’est une bonne vingtaine de cyclistes qui nous attend, notamment l’antenne de Poissy-Seine-Aval. Le principe est qu’on accumule un peu de retard à chaque RV, mais tout se passe dans la bonne humeur et par un temps qui rend l’attente supportable.

Nous sommes le plus nombreux à ce moment : une bonne centaine de participants. Logique puisque nous venons de passer le confluent, les petits ruisseaux font les grandes rivières, mais ce n’est plus si logique puisqu’on remonte maintenant le cours de l’Oise jusqu’à Cergy-Pontoise !
La boulangerie de Neuville-sur-Oise, première du parcours bucolique ou presque, est prise d’assaut.

Midi arrive, c’est l’heure du pique-nique sur la grande pelouse du parc de Larris à Pontoise : il y a de l’espace, de l’ombre, du soleil, de l’herbe grasse, des bancs, mais pas de toilettes ni de tables.
Certains s’éclipsent après le pique-nique : l’heure du match approche... oui c’est l’Euro.
Nous passons à Pontoise, par hasard à travers le « NO MAD FESTIVAL 2016 - Festival du voyage responsable », qui a lieu autour de l’Office du Tourisme. On ne s’attarde pas longtemps malgré la bonne ambiance, et l’annonce racoleuse :
« Nos 6 cyclistes ont voyagé 3 ans. Ils sont très beaux après ce grand voyage ! Suivez-les pendant une heure »

Nous traversons de part en part Auvers-sur-Oise, le double sens cyclable nous permet de progresser au plus près des différents musées dont l’intéressante maison du Docteur Gachet. Impossible de s’arrêter à 100, il n’y a même pas un arceau vélo, et des voitures sont garées tout le long de cette rue. Nous nous arrêtons devant le château d’Auvers.
La dernière partie du parcours nous fait traverser en diagonale le domaine du Lys de Lamorlaye, vaste lotissement luxueux agréable pour pédaler, le long des avenues nichées dans la forêt.
On évite carrément le centre ville de Gouvieux et sa nationale dangereuse en empruntant les pistes cyclables dans Lamorlaye puis Gouvieux-Chantilly.

Pour finir, un petit tour de piste, tour d’hippodrome à Chantilly pour admirer les (grandes) écuries , le château et le site sous un généreux soleil.

La SNCF nous avait réservé une surprise de dernière minute : plus de grève comme les semaines précédentes, mais des travaux entre Creil et Orry-la-Ville-Coye, donc pas de train à Chantilly pendant tout le week-end.
Tout le monde rejoint Orry, terminus du RER D, dans les Hauts-de-France. D’autant plus facile pour embarquer les vélos à bord du train. Mais cela fait quelques km en plus, (103 km au total), avec une traversée de la forêt de Chantilly. Cette traversée se fait par des allées larges revêtues, et sans voiture.. Le revêtement s’interrompt une fois sur 20 m, largeur de l’ »hipporoute « où il faut pousser le vélo, impossible de pédaler dans une telle couche de sable !

Une petite pause aux bords de l’Etang de Commelles est possible (photo), c’est presque le bout de la balade. L’occasion d’un rafraîchissement , d’une crêpe (ou 2), selon l’envie de chacun. Les retours s’échelonnent d’autant sur les RER, prévus toutes les 30 minutes.

Après une dernière petite montée raide puis 2 km non revêtus en bordure des voies SNCF, les derniers atteignent la gare peu après 21h. Le guichet est fermé à cette heure tardive, l’automate de ventes de billets n’accepte pas la monnaie, recrache la plupart des cartes de crédit qui lui sont proposées ; les 2 composteurs de billets TER sont l’un en panne, l’autre démonté. Le plus grand nombre monte sans billet. Certains descendent à une gare d’Ile-de-France pour valider leur Navigo, comme il se doit, et remontent dans le même train (note : la non-validation du pass Navigo est passible d’une amende de 5€).