Senlis - Oui à la piétonisation

, par  Michèle Clad


L’AU5V soutient l’expérimentation de la piétonisation engagée par la ville de Senlis, car l’utilisation du vélo est pratique (pour se rendre au plus prêt des commerces), utile (pour transporter ses affaires), et agréable (silencieux et non-polluant)...

Les piétons pourront se réapproprier les rues dans des conditions optimales, prendre le temps de flâner, de re-découvrir la beauté des ruelles, d’apprécier l’architecture des bâtiments, d’imaginer le passé historique de cette cité, et de faire ses courses en toute quiétude....

Nous serons présents place Henri IV

-  vendredi 10 septembre de 9 heures à 12 heures pour une opération de marquage de vélo (Bicycode) obligatoire dorénavant pour toute transaction de vélo neuf ou d’occasion ;

-  samedi 11 septembre de 9 heures à 12 heures pour l’atelier d’auto-réparation qui d’habitude se déroule le vendredi, mais que nous ouvrons afin d’en faire bénéficier tous les adhérents ;

- dimanche 12 septembre de 9h30 à 12 heures pour une balade sous la conduite d’Agnès au départ de la gare avec une arrivée au centre ville pour faire ses "emplettes".

Durant ces trois jours nous aurons la possibilité d’utiliser le vélo cargo de la ville de Senlis et une remorque de l’AU5V pour transporter les achats volumineux des clients qui souhaitent bénéficier de ce service.

Le mot du Président

La piétonisation d’une rue d’un centre ville suscite toujours de nombreux débats et oppositions que ce soit à Senlis, à Sarlat en Dordogne, à Lille et dans toutes les villes petites ou grandes qui s’y sont lancées. C’est pourtant une mesure plébiscitée par la majorité des habitants (aussi des touristes) et redoutée par les commerçants (avant la piétonisation mais qui changent d’avis ensuite) .

A chaque fois qu’un maire se lance dans l’aventure, une bronca se lève "et comment va faire madame michu de 85 ans pour charger ses 5 kg de poisson dans sa voiture ? " et "Monsieur Olivo et ses 4 caisses de champagne" et autres clichés.

Il faut saluer le courage et la détermination des élus qui décident de rendre la ville aux piétons et la libére des voitures, c’est une ville qui respire, une ville où les enfants peuvent jouer dans la rue sans que les parents ne soient en alerte permanente face au risque d’accident . « Les villes doivent demeurer des espaces de rencontres et de convivialité » témoigne l’anthropologue David Le Breton ce 10 septembre dans Libération.